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Steve Shehan & Cie : la pulsation du tout-monde !

Publié le par MiJak

Ce Jeudi 25 mars, il était 20h23 lorsque nous franchissions l’entrée de l’opéra de Lyon, pour le premier des trois concerts donnés par  Steve Shehan.  Quelques secondes plus tard, nous voilà devant le guichet ! Surprise : plus qu’une seule place assise ; pour la deuxième place il fallait accepter d’être debout au moins pendant la première partie du concert.  Pour 5 euros, pas de raison de s’en priver ! Surtout pour voir et écouter des artistes de cette trempe !

shehan-Residence.jpg

Cette « Residence Steve Shehan » était destinée à faire découvrir les multiples facettes de ce percussionniste d’exception qu’est Steve Shehan, et en particulier ses récentes explorations dans l’univers de la musique touarègue. Pour cela, le vendredi et le samedi, il devait jouer en compagnie d’un autre musicien d’exception :  Nabil Othmani, fils du grand musicien touarègue Baly Othmani.

Mais pour l’heure, ce premier soir, ils n’étaient que trois… Il suffit d’énumérer leurs origines et les instruments dont ils jouent pour donner une idée de la saveur de ce cocktail musical où l’on pouvait ressentir la pulsation du « tout-monde » et l’intense vibration du « divers » :

Steve Shehan est  américain, né d’un père Cherokee et d’une mère européenne. Percussionniste passionné, sensible à toutes formes d’expressions musicales et sonores, il a joué avec les plus grands : de Bob Dylan à Peter Gabriel, en passant par Sting, John Mac Laughlin, Paul Mac Cartney, Geoffrey Oriema, Rokia Traoré, etc… etc… Très tôt, il est parti à la recherche d’instruments rares, de langages inouïs, de traditions rythmiques et mélodiques de toutes sortes. Ce soir, il a donné un aperçu de sa générosité avec une variété d’instruments tels que : djembé, darbouka, congas, hadgini, hangs, bendir, ocean drum, sans oublier les cymbales aux multiples vibrations et divers sortes de balais avec lesquels il caresse les peaux... ses mains étant bien entendu son instrument de frappe favori…

 

 

Vladiswar Nadishana, lui, est originaire de Sibérie. Il est l’héritier d’une culture méconnue du sud de la Sibérie, la civilisation Kuzhebar. NADISHANA démultiplie ses talents sur plusieurs instruments qu'il a lui-même recréés ou inventés, voyageant et faisant voyager l'auditeur à travers différentes traditions musicales que les Anciens Kuzhebars auraient inspiré ou par lesquelles ils auraient pu être inspirés. C'est ainsi que Vladiswar NADISHANA a entrepris de reconstruire une quantité d'instruments à cordes, à vents ou de percussions, en se fondant sur les principes de création des Anciens Kuzhebars. Il a ainsi conçu ses propres prototypes de flûtes, kalyuka, fujara, kaval, repensées pour permettre différentes techniques de jeu. Il possède de même de superbes guimbardes (kou xiang chinois, dan moi vietnamien, morsing indien...) Et comme si ça ne suffisait pas, NADISHANA a également créé de toutes pièces d'autres instruments expérimentaux, en utilisant tout ce qui lui passait entre les mains. C'est ainsi avec des canettes de bières ou une bonbonne d'eau en plastique qu'il a donné naissance à des percussions ou avec un tuyau en plastique flexible qu'il a engendré le « ghost catcher ». Certains sont inspirés par des instruments d'autres cultures, dûment modifiés, comme ce « set » de quatre guimbardes, ou cette guitare-sitar-mandole qui répond au curieux nom de « dzuddahord ». Il est vrai que la plupart des instruments inventés par NADISHANA portent des noms qui sont en soi de vrais poèmes ésotériques : pruzhingum, rablorrum, rod-spring gamelan, plastrimbaphon, banbang, pin-sansa... Et pour chacun d'eux, Vladiswar NADISHANA a élaboré sa propre technique de jeu.

 

 

 

 

Peter Herbert, le troisième homme, lui est autrichien et il ne joue que d’un seul instrument : la contrebasse !  En réalité, il ne se contente pas d’être un simle bassiste accompagnateur, mais c’est un véritable compositeur/créateur. Il se plait en permanence à explorer les voies de l’improvisation. Ce soir, il nous en a donné un aperçu avec un extrait en solo d’un de ses derniers CD : « Bassooka, music for basses ». Voir un aperçu de son jeu en cliquant ici.

 

Un tel mélange ne pouvait donc qu’être explosif, intense, jubilatoire ! Et la soirée passée en compagnie de ces trois oiseaux rares fut tout simplement un véritable moment de bonheur !
On peut déjà découvrir un aperçu de la soirée du 27 mars où Nabil Othmani était présent avec le trompettiste Ibrahim Maalouf.


 


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Beauté mandingue

Publié le par MiJak

Le bogolan danse

sur le corps

ondulant

des femmes

qui rentrent

du marché

Un souffle léger

 et parfumé

a tiré

de sa torpeur

le caméléon

endormi.

Ses yeux

gyrophares

s’animent

en tous sens

affolés

par le spectacle

de tant de beauté.

Tandis que

le fleuve nonchalant

transporte

la mélodie

cristalline

de la kora

et la voix

lancinante

des griots.

 

Poème  inspiré par la musique du CD de Dee Dee Bridgewater « Red Earth : a malian journey »

 dd bridgewater

« Sans traces dans mon pays des Etats Unis, je suis retournée vers la musique africaine, en espérant qu’en écoutant les différentes musiques des pays de l’Afrique Noire, l’un d’eux me parle avec une force spirituelle inéluctable. C’était le Mali… Le "blues Malien", ma forte attirance pour cette terre rouge - signe des forces de la vie-, ma ressemblance physique au peuple Peul ont confirmé ces forts sentiments dès ma première visite au Mali… L’Afrique est le berceau de notre civilisation. Elle est notre mère à tous. »

 

Un aperçu grâce à la vidéo ci-dessous :

 

 

 

 

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